Ce site est un site officiel de l’ODERSA.Voici comment le savoir

Le domaine officiel

L’adresse de ce site se termine par odersa.org. Chaque service de l’association vit sur un sous-domaine de odersa.org et nulle part ailleurs. Si l’adresse dans la barre de votre navigateur ne finit pas par odersa.org, ce site n’est pas le nôtre.

Gratuit, et sans compte

Tout est ouvert tout de suite. Aucune inscription, aucun compte, aucun mot de passe, aucun abonnement, aucune publicité. Rien n’est réservé à qui paie, puisque rien ne se paie.

Aucune donnée collectée

Ce site ne vous suit pas : ni mouchard, ni mesure d’audience, ni cookie de traçage. Vous n’avez pas à nous croire : ouvrez les outils de développement de votre navigateur, onglet Réseau, et rechargez la page. Vous verrez la liste complète de ce que le site demande. Tout vient de odersa.org, rien ne part ailleurs.

Contenus libres

Les contenus sont publiés sous licence CC BY 4.0. Vous pouvez les copier, les traduire, les imprimer et les redistribuer, pour vos cours comme pour vos proches, à la seule condition de citer l’ODERSA.

Le lexique

27 mots que vous rencontrerez sur un contrat, un relevé ou une publicité. Chacun est expliqué par ce qu’il change pour vous, avec un exemple chiffré qui se refait de tête. Aucun mot n’est ici pour faire savant.

Deux volumes reliés de cuir rouge et noir : l’un fermé, debout ; l’autre ouvert à plat, montrant deux pages denses de définitions imprimées sur plusieurs colonnes.
Un mot de ce lexique tient en quelques lignes ; un dictionnaire entier tient sur une table. Dictionnaires suédois-allemand et allemand-suédois de Carl Auerbach, photographie de LA2, 2011. Licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Les noms officiels changent d’un pays à l’autre, parfois d’un établissement à l’autre. Ce lexique nomme donc la mécanique, celle qui ne change pas. Les appellations locales et les délais légaux sont sur la page Votre pays.

Taux d’intérêt

Le prix du temps. C’est ce que coûte le fait de disposer d’une somme maintenant plutôt que plus tard, exprimé en pourcentage par an. Le même mécanisme vous fait payer quand vous empruntez et gagner quand vous prêtez.

1 000 emprunté à 10 % par an : au bout d’un an, 100 d’intérêts se sont ajoutés.

Intérêt composé

L’intérêt qui produit lui-même de l’intérêt. Il transforme une petite différence de taux en un écart énorme sur plusieurs années, et il travaille dans les deux sens : pour l’épargne comme contre une dette qu’on laisse courir.

1 000 à 10 % par an : 1 100 après un an, 1 210 après deux ans, 2 594 après dix. La deuxième année rapporte 110 et non 100, parce que les 100 de l’an passé travaillent aussi.

Règle de 72

Un raccourci mental pour savoir en combien de temps une somme double : on divise 72 par le taux annuel. Ce n’est pas exact, c’est un ordre de grandeur, et c’est ce qui le rend utile en pleine discussion.

À 6 % par an, une somme double en douze ans environ, puisque 72 divisé par 6 fait 12.

Capital

La somme elle-même, sans les intérêts. Sur un crédit, c’est ce que vous devez encore ; sur une épargne, c’est ce que vous avez versé.

Sur une mensualité de 200 dont 40 d’intérêts, 160 réduisent le capital dû.

Mensualité

Ce que vous payez chaque mois. Elle mélange toujours deux choses : une part de capital, qui réduit votre dette, et une part d’intérêts, qui ne la réduit pas. Une mensualité basse peut cacher un coût total élevé.

Deux crédits de 5 000 : l’un sur 24 mois, l’autre sur 60. Le second a la mensualité la plus douce et le coût total le plus lourd.

Amortissement

La façon dont votre dette diminue au fil des paiements. Au début, l’essentiel de la mensualité paie les intérêts ; à la fin, l’essentiel réduit le capital. C’est pourquoi rembourser tôt fait gagner beaucoup plus que rembourser tard.

Sur un crédit de dix ans, la première mensualité peut contenir trois fois plus d’intérêts que la dernière.

Coût total

Tout ce que vous rendez, moins ce que vous avez reçu. C’est le seul chiffre qui compare honnêtement deux offres, et c’est celui qui figure le plus petit sur les publicités.

5 000 emprunté, 5 900 rendu au bout du compte : le coût total est de 900, quelle que soit la mensualité affichée.

Taux tout compris

Le taux qui inclut les intérêts et les frais obligatoires, donc le seul comparable d’une offre à l’autre. Son nom officiel change selon le pays, mais la question est partout la même : est-ce que ce pourcentage contient tout ?

Un taux affiché de 4 % avec 300 de frais obligatoires sur 5 000 n’est pas un taux de 4 %.

Frais de dossier

Ce qu’on vous fait payer pour l’acte de vous prêter ou de vous vendre. Souvent prélevés au départ, parfois ajoutés au montant emprunté, ce qui les fait produire des intérêts à leur tour.

300 de frais ajoutés à un emprunt de 5 000 : vous payez des intérêts sur 5 300.

Taux fixe, taux variable

Un taux fixe ne change pas pendant toute la durée : vous savez à quoi vous vous engagez. Un taux variable suit un indice : votre mensualité peut monter après la signature, parfois beaucoup.

Sur 10 000 empruntés, un taux qui passe de 3 % à 5 % ajoute environ 200 d’intérêts la première année.

Découvert

Un crédit qui ne se présente pas comme un crédit : la banque avance de l’argent quand le compte passe sous zéro, et le facture. Souvent le plus cher de tous, parce qu’il se paie en frais fixes plus qu’en taux.

Quatre frais de 8 dans le même mois sur un découvert de 50 : ce mois-là, l’argent avancé a coûté plus de la moitié de sa valeur.

Pénalité de retard

Un montant qui s’ajoute quand un paiement arrive tard. Elle transforme un petit décalage en dette durable, parce qu’elle s’applique souvent avant que vous ayez vu le problème.

Une facture de 30 payée avec dix jours de retard peut coûter 40 avec la pénalité.

Dette

Une somme que vous devez rendre, à une date convenue. Une dette n’est pas une faute : c’est un engagement daté, et ce qui compte est de savoir exactement combien, à qui, et quand.

Trois dettes de 40 par mois sont un engagement de 120 par mois, pas trois petits paiements.

Surendettement

Le moment où l’ensemble de vos échéances ne peut plus être payé avec vos revenus, quoi que vous fassiez. C’est une situation reconnue, avec des procédures qui diffèrent selon les pays, et plus tôt elle est dite, plus il reste d’options.

1 200 de revenus, 500 de logement, 700 d’échéances : le reste à vivre est négatif, et aucun effort d’économie ne comble l’écart.

Reste à vivre

Ce qui demeure quand tout ce qui est obligatoire est payé. C’est la seule ligne qui dit si un budget tient, et c’est celle que presque aucun devis ne calcule pour vous.

1 500 de revenus, 1 100 de charges fixes : 400 pour tout le reste, soit environ 13 par jour.

Épargne de précaution

De l’argent disponible tout de suite, mis de côté pour l’imprévu. Sa fonction n’est pas de rapporter, c’est d’éviter d’emprunter en urgence, au moment où emprunter coûte le plus cher.

Une réserve d’un mois de dépenses évite un découvert de 300 quand un appareil tombe en panne.

Inflation

La hausse générale des prix. Elle réduit ce que votre argent achète, même si le nombre sur le compte ne bouge pas. Un taux d’épargne inférieur à l’inflation fait perdre du pouvoir d’achat, lentement et sûrement.

Avec des prix qui montent de 3 % par an, 100 gardés sans intérêt achètent l’équivalent de 97 un an plus tard.

Rendement

Ce qu’un placement rapporte, en pourcentage de la somme placée. Un rendement passé n’est pas une promesse, et un rendement annoncé sans risque nommé est une information incomplète.

Un rendement de 5 % par mois signifie environ 80 % par an, ce qui n’a rien à voir avec 5 % par an.

Risque

La possibilité de perdre une partie de ce que vous engagez. Le risque n’est pas une opinion : c’est la contrepartie de tout rendement élevé, et il se lit dans le document du produit, pas dans la publicité.

Un placement qui peut rendre 20 % peut aussi perdre 20 % : c’est la même variation dans les deux sens.

Franchise

La part du dommage qui reste toujours à votre charge. Une prime basse cache souvent une franchise haute, et c’est précisément ce qui se découvre le jour du sinistre.

Dommage de 500, franchise de 150 : l’assurance verse 350.

Plafond de garantie

Le maximum que l’assurance versera, quoi qu’il arrive. Au-delà, tout est pour vous, même si le contrat parle de couverture complète ailleurs.

Dommage de 2 000, plafond de 1 000 : l’assurance verse 1 000 et vous gardez 1 000.

Vétusté

L’abattement appliqué pour l’âge et l’usure du bien. C’est ce qui explique qu’un objet remplacé ne soit remboursé qu’en partie, et le calcul s’applique avant la franchise.

Appareil de 600 avec 30 % de vétusté : la base devient 420, puis la franchise s’enlève encore.

Exclusion

Un cas que le contrat ne couvre pas du tout. Les exclusions ne sont pas un détail : ce sont elles qui décident si vous touchez quelque chose ou rien.

Un vol sans effraction est exclu par de nombreux contrats : le dommage est réel, l’indemnité est nulle.

Prime

Ce que vous payez pour être assuré, indépendamment de tout sinistre. Comparer deux primes sans comparer les franchises, les plafonds et les exclusions ne compare rien.

Une prime plus basse de 5 par mois, soit 60 par an, avec une franchise plus haute de 200 : le calcul dépend du nombre de sinistres attendus.

Caution, garant

Une personne qui s’engage à payer si vous ne payez pas. Ce n’est pas une formalité : la dette devient la sienne, avec les mêmes montants et les mêmes retards.

Un garant pour un loyer de 500 s’engage sur 6 000 par an, plus les impayés éventuels.

Prélèvement automatique

Une autorisation permanente donnée à quelqu’un de prendre de l’argent sur votre compte. Pratique, et invisible : c’est le principal endroit où des abonnements oubliés continuent de vivre.

Trois abonnements oubliés à 10 par mois : 360 sur un an.

Le fait qu’une monnaie doive être acceptée comme paiement dans un pays. Les cryptomonnaies n’ont pas cours légal dans la quasi-totalité des pays : personne n’est obligé de les accepter, et aucune institution ne garantit leur valeur.

Un commerçant peut refuser un paiement en cryptomonnaie sans donner de motif.

Comment se servir de ce lexique

Ouvrez-le à côté du document que vous lisez, et cherchez d’abord les quatre mots qui décident de tout : coût total, taux tout compris, franchise, exclusion. Si un document ne permet pas de répondre à ces quatre-là, il n’est pas complet, et cela se demande par écrit.

Les exemples chiffrés sont volontairement ronds et sans monnaie : ils servent à comprendre une mécanique, pas à simuler une offre. Pour vos vrais chiffres, les calculateurs font le travail sur votre appareil.

Un mot vous manque, ou une définition vous paraît fausse ou trompeuse ? Dites-le : signaler une erreur. Le lexique s’allonge par ces signalements plus que par nos idées.

Accessibilité : la déclaration de l’ODERSA, référentiel WCAG 2.1 niveau AA, sur odersa.org