Tester une promesse de rendement
Une promesse de gain se vérifie sans connaître la finance : il suffit de la traduire en chiffres. Un rendement annoncé par mois devient un rendement par an, puis un multiplicateur sur quelques années. Souvent, le résultat se contredit tout seul.
Tout se calcule dans votre navigateur. Rien de ce que vous saisissez ne quitte votre appareil. Comment le vérifier.
Entrez le rendement annoncé et une durée : la traduction s’affiche ici.
Une des cases ne contient pas un nombre lisible, elle est signalée. Les espaces, la virgule et le point sont acceptés.
| Rendement équivalent par an | % |
|---|---|
| Ce que la somme deviendrait | |
| Multipliée par | |
| Temps pour doubler, en mois |
Posez-vous une seule question devant ce résultat : quelle activité réelle produirait cet argent, tous les mois, sans jamais rater un mois ? Si personne ne peut répondre précisément, l’argent versé aux anciens vient des nouveaux, et cela s’arrête toujours.
La méthode
- Du mois vers l’an : rendement annuel = (1 + rendement mensuel) élevé à la puissance 12, moins 1. Cinq pour cent par mois ne font pas 60 % par an, mais près de 80 %.
- Sur plusieurs années : somme finale = somme de départ × (1 + rendement mensuel) élevé au nombre de mois.
- Temps de doublement : logarithme de 2 divisé par le logarithme de (1 + rendement mensuel). Sans calculatrice, la règle de 72 donne le même ordre de grandeur.
Trois questions qui suffisent
- D’où vient l’argent ? Une réponse vague, ou qui change d’un interlocuteur à l’autre, est une réponse.
- Puis-je retirer une petite somme maintenant ? Un refus, un délai nouveau ou des frais imprévus tranchent la question.
- Qui autorise cette personne à proposer un placement chez moi ? Chaque pays tient une liste publique des acteurs autorisés : voir Votre pays.
Un signe ne trompe jamais : si l’on vous demande d’ajouter de l’argent pour débloquer de l’argent, la réponse est non, sans discussion. Le détail de ce piège est sur la page La fausse promesse de rendement.
Un repère utile
D’après l’enquête internationale de l’OCDE sur la littératie financière des adultes, relevée en 2023 sur 39 pays et économies, 41 % des adultes savent que les cryptomonnaies n’ont pas cours légal, c’est-à-dire que personne n’est obligé de les accepter et qu’aucune institution ne garantit leur valeur. Cela ne dit pas qu’il faut les fuir : cela dit que la garantie dont on vous parle, souvent, n’existe pas.
Ce que cet outil ne fait pas
- Il ne dit pas si une offre est une arnaque : il traduit un chiffre, et c’est vous qui jugez.
- Il ne recommande ni ne déconseille aucun placement, et n’en cite aucun.
- Il ne remplace pas la vérification de l’autorisation de l’acteur auprès de l’autorité de votre pays.
À lire ensuite : rendement, risque, cours légal.