Le chantage
On affirme détenir des images ou des informations sur vous, et on exige un paiement dans les heures qui suivent. Le message est presque toujours envoyé en masse, le même texte à des destinataires qui n’ont pas été choisis, et il ne tient que sur une chose : la honte et l’isolement.
L’appât
La honte et la panique, entretenues par un délai très court.
Les signes
Aucun n’est une preuve à lui seul. Un seul suffit à s’arrêter.
- Un délai de quelques heures, et l’interdiction d’en parler à quiconque
- Le paiement est réclamé par un moyen difficile à annuler
- La preuve montrée est vague, ancienne, ou pourrait venir de n’importe où
- Le montant baisse si vous discutez : une menace réelle ne négocie pas
- Le même message, mot pour mot, est reçu par beaucoup d’autres personnes
Le réflexe, dans cet ordre
- Ne payez pas. Un paiement prouve que l’adresse est active et amène une deuxième demande.
- Ne répondez pas et ne supprimez rien : les messages sont vos preuves.
- Faites des captures d’écran, avec les identifiants de compte et les dates.
- Parlez-en à une personne de confiance dans l’heure : c’est l’isolement qui fait céder, pas la menace.
- Si la personne visée est mineure, un adulte doit être mis dans la boucle immédiatement.
Si c’est déjà arrivé
Personne ne se fait avoir par bêtise : ces pièges sont construits pour fonctionner. Ce qui compte maintenant, c’est l’ordre des gestes.
- Signalez à la plateforme concernée : la diffusion non consentie d’images intimes est interdite par leurs règles.
- Signalez aux autorités de votre pays, avec vos captures.
- Verrouillez vos comptes : mot de passe unique et double authentification.
Qui est visé
- Adolescents
- Adultes
- Parents, enseignants, aidants
Cette fiche décrit ce piège pour le reconnaître. Elle ne donne volontairement ni script, ni modèle de message, ni outil : de quoi se défendre, jamais de quoi recommencer.
Sources
- Over 5,800 arrests, USD 293 million intercepted in global fraud bust (Operation First Light 2026), INTERPOL · Vérifié le
Un adulte doit être mis dans la boucle immédiatement, même si c’est le plus dur à faire. Un adolescent seul face à ce message paie, puis paie encore. Rien de ce qui a été envoyé ne justifie ce chantage, et la responsabilité n’est jamais du côté de la victime.