Le faux remboursement
On vous annonce de l’argent qui vous revient : un trop-payé, une aide, ou la récupération de ce qu’une arnaque vous a déjà pris. Et pour le recevoir, il faut avancer des frais ou laisser un accès à votre appareil. La règle est simple : un remboursement ne se paie jamais.
L’appât
L’espoir, souvent celui de récupérer une somme déjà perdue.
Les signes
Du plus fiable au moins fiable. Un seul suffit à s’arrêter.
- Il faut payer quelque chose pour recevoir quelque chose : un remboursement ne se paie jamais
- On vous demande un accès à distance à votre appareil pour « effectuer le virement »
- On vous demande vos identifiants complets, alors qu’un remboursement n’a besoin que d’une référence
- La sollicitation arrive juste après une arnaque : les listes de victimes circulent, et la seconde vague est un métier
- L’organisme cité existe, mais le canal ne correspond pas à celui par lequel il vous écrit habituellement
Le réflexe, dans cet ordre
- N’avancez jamais de frais pour recevoir de l’argent.
- N’accordez aucun accès à distance à votre appareil.
- Vérifiez directement auprès de l’organisme, par le canal que vous employez d’habitude.
- Si vous avez déjà été victime, attendez-vous à ce second contact et traitez-le comme la suite du même piège.
Si c’est déjà arrivé
Personne ne se fait avoir par bêtise : ces pièges sont construits pour fonctionner. Ce qui compte maintenant, c’est l’ordre des gestes.
- Coupez l’accès à distance et redémarrez l’appareil, puis changez vos codes depuis un autre appareil.
- Faites bloquer les moyens de paiement concernés.
- Signalez aux autorités de votre pays : le lien entre les deux tentatives est une information utile.
Qui est visé
- Adultes
- Parents, enseignants, aidants
Cette fiche décrit ce piège pour le reconnaître. Elle ne donne volontairement ni script, ni modèle de message, ni outil : de quoi se défendre, jamais de quoi recommencer.
Sources
- Over 5,800 arrests, USD 293 million intercepted in global fraud bust (Operation First Light 2026), INTERPOL · Vérifié le
Ce piège arrive souvent juste après un autre. Les listes de personnes déjà visées circulent, et cette seconde vague est un métier à part entière : celui qui vous propose de récupérer votre argent est parfois le même que celui qui l’a pris.