Le faux colis
Un message annonce un colis bloqué et réclame une somme dérisoire pour le libérer. La somme n’est pas le but : ce que le message vient chercher, c’est votre numéro de carte, et il compte sur le fait qu’on ne se méfie pas pour si peu.
L’appât
Une somme minuscule et une attente réelle : il suffit d’attendre un colis pour que le message tombe juste.
Les signes
Aucun n’est une preuve à lui seul. Un seul suffit à s’arrêter.
- La somme est dérisoire, et c’est le point : on ne se méfie pas pour si peu
- Le lien mène à une page qui demande une carte, alors qu’un transporteur facture le destinataire autrement
- L’adresse du site ne correspond pas au transporteur annoncé, ou porte un nom presque juste
- Vous n’avez commandé nulle part, ou vous ne pouvez pas relier ce message à une commande précise
- Le message crée une échéance : sans réponse aujourd’hui, le colis repart
Le réflexe, dans cet ordre
- Ne cliquez pas sur le lien du message.
- Vérifiez la commande dans votre compte de vente, ou en retrouvant le numéro de suivi que le vendeur vous a envoyé lui-même.
- Si vous avez cliqué sans rien saisir, il ne s’est rien passé : fermez la page.
- Si vous avez saisi une carte, faites-la bloquer et surveillez les petits prélèvements : un premier montant minuscule sert souvent de test.
Si c’est déjà arrivé
Personne ne se fait avoir par bêtise : ces pièges sont construits pour fonctionner. Ce qui compte maintenant, c’est l’ordre des gestes.
- Faites opposition sur la carte utilisée.
- Demandez par écrit à votre banque l’annulation des opérations non autorisées.
- Signalez le message : l’adresse de signalement se cherche sur le site officiel de la messagerie ou du transporteur, jamais dans le message.
Qui est visé
- Adolescents
- Adultes
- Parents, enseignants, aidants
Cette fiche décrit ce piège pour le reconnaître. Elle ne donne volontairement ni script, ni modèle de message, ni outil : de quoi se défendre, jamais de quoi recommencer.